L’absence d’un protocole dans ma démarche n’a pas exclu la nécessité d’un itinéraire ponctué d’objets emblématiques liés à des événements, des situations et des lieux, d’images, reflets d’une réalité parfois prise à contresens et de dessins traités avec la fragilité d’un trait ou le hasard d’une couleur qui se déploie sur la surface du papier.

La cohérence de cet itinéraire pourra toujours être remise en cause et c’est tant mieux. Je n’ai jamais pu dissocier l’histoire de l’art de celle de l’homme et du vivant et l’élaboration d’un projet s’est toujours imprimée de ces deux composantes. Les gestes, les matériaux et les techniques que j’utilise sont directement liés au sens et à la perception laissant toute liberté à l’interprétation. Les agrégats du béton ne racontent pas la même histoire que le verre en fusion.